dossier • Regards sur l’édition en région

// dossier • Regards sur l’édition en région

Date : 2014-03-14 14:06:29


Parce qu’éditer en région est autant l’apanage de l’éditeur qui s’implante là où il vit, avec un projet éditorial personnel en dehors des spécificités de sa région, que celui de l’éditeur qui cherche à valoriser le patrimoine culturel local, la Bourgogne bénéficie d’un paysage éditorial riche et diversifié, tant au niveau économique, sociologique que culturel. Quelles sont aujourd’hui les caractéristiques de l’éditeur en région ? Dans un environnement questionné par l’autoédition, voyons les espaces de développement dont nos éditeurs bourguignons peuvent s’emparer pour affirmer et consolider leurs spécificités.

Sommaire du dossier
                        Les interviews
• Définition, par Bertrand Legendre   • 58 • Éditions du Chemin de fer
• Qu’en est-il en Bourgogne ?   • 89 • Sciences humaines Éditions
• Quelle place occupe-t-elle, aujourd’hui ?   • 71 • Éveil & Découvertes
    • 21 • p.i.sage intérieur


Définition, par Bertrand Legendre
Professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 13 - Villetaneuse

Les critères ayant présidé à la définition d’un « petit éditeur », que vous évoquiez dans votre étude de 2005, Regards sur l’édition, sont-ils encore pertinents ?

La notion de « petit éditeur » est discutable à l’infini. S’aligner sur le critère du chiffre d’affaires (CA) retenu par le Syndicat national de l’édition (SNE) pour l’établissement des statistiques professionnelles conduirait à écarter des structures qui, tout en étant petites, réalisent un CA supérieur au seuil de significativité de 100 000 €.
Retenir comme critère un nombre maximum de titres au catalogue n’est pas moins problématique, conduisant à écarter des maisons qui, dans la durée, ont pu constituer un fonds relativement important tout en gardant un mode de fonctionnement parfois très modeste.
Délaissant ces critères quantitatifs, nous avions choisi de recourir à des critères qualitatifs tels que le respect du droit d’auteur, la politique éditoriale et la valeur ajoutée éditoriale, ces trois éléments conduisant à écarter du champ de l’étude des structures pratiquant l’édition à compte d’auteur, l’autoédition et la publication à la demande. Il s’agissait par-là de s’assurer que nous ne retenions que des entités exerçant une sélection et assurant un travail sur le contenu, un « minimum de professionnalisme » en quelque sorte. Le développement de l’édition numérique a, entre temps, sensiblement troublé les réalités, multipliant notamment les formes d’auto-publication, individuelles ou par le biais de collectifs.
S’il n’est pas toujours aisé d’y voir clair sur les pratiques réelles, nos critères restent opérants pour observer la population éditoriale, mais ils conduisent sans doute à laisser de côté nombre de pratiques et d’initiatives innovantes auxquelles il faut s’intéresser par ailleurs.

Pourquoi la plupart des éditeurs implantés en région appartiennent-ils à cette catégorie de « petits » éditeurs ?
L’installation en région, sans vocation régionaliste, est presque toujours liée à des raisons personnelles (attachement familial) croisées à des motifs d’ordre économique, comme le fait de disposer de locaux moins chers qu’à Paris, voire gratuits quand il s’agit d’édition « en chambre ».
Pour beaucoup de petites structures qui ne génèrent que des revenus très modestes et aléatoires, l’implantation est aussi déterminée par le lieu d’exercice d’une activité principale. Dans cette situation, beaucoup des fondateurs ou responsables de ces structures ne souhaitent pas s’engager dans un processus de croissance qui implique d’avoir du personnel, donc des frais fixes salariaux.
Le développement suscite des besoins de financement que ne peuvent satisfaire, sauf exception, les moyens personnels, amicaux ou familiaux ; il faudrait alors recourir à l’emprunt, difficilement accessible, tout particulièrement dans ce domaine d’activité à fort risque.
Enfin, le développement suppose d’avoir un programme éditorial sur quatre ou cinq ans, dans son secteur d’activité premier, ou dans d’autres secteurs, ce qui contraint à une diversification vers des types de production que les responsables des structures connaissent souvent moins bien.

En 2005, vous dégagiez des constantes chez les éditeurs en région. Ce profil a-t-il évolué depuis ?
Le fonctionnement a minima reste d’actualité, mais il n’est sans doute pas une particularité des petits éditeurs en région. La spécialisation perdure comme un choix favorisant la construction d’une identité éditoriale face au risque de choix éditoriaux « attrape-tout » qui posent aussi des problèmes de commercialisation.
La solidarité interprofessionnelle, si elle existait bien au moment où nous avions réalisé cette étude, n’était pas non plus une pratique très courante ; paradoxalement, le contexte de crise aurait plutôt tendance à mettre à mal ces pratiques, sauf dans le domaine numérique où une culture de la mutualisation semble se développer plus facilement chez les petits acteurs du champ éditorial.

Quels seraient aujourd’hui les marqueurs de développement et de vitalité d’une petite maison d’édition ?
Sa capacité à assurer la production d’une dizaine de titres par an, et à les mettre en place, via un diffuseur, dans le premier niveau de librairie s’il s’agit d’une production non régionaliste, ou, dans le cas contraire, dans les différents types de points de vente de sa région, les cessions de droits pour les collections de poche, et la capacité à attirer, même occasionnellement, des auteurs publiés par de plus grandes maisons.
Pour revenir sur le passage en diffusion déléguée, le risque de rester durablement en autodiffusion est de pécher sur tous les fronts : sur le plan commercial, car il n’est pas possible de couvrir et de suivre de manière satisfaisante quelques centaines de points de vente ; sur le plan éditorial aussi qui finit par pâtir de l’engagement commercial.
Mais cela ne signifie pas que l’éditeur n’ait plus à défendre son catalogue. Bon nombre d’éditeurs qui y ont recours laissent à la diffusion la partie purement commerciale tout en étant très présents auprès des libraires pour présenter et défendre leurs ouvrages et leurs auteurs.

Quel doit être le rôle des politiques régionales en faveur de l’édition à l’heure actuelle ?
La professionnalisation rassemble tous les enjeux, a fortiori à un moment où les modes de commercialisation, via le numérique, se multiplient et requièrent autant d’agilité que la conception éditoriale. Elle peut contribuer à constituer une base de pratiques communes, favorables à la mutualisation de certaines fonctions, permettre d’éviter certaines erreurs particulièrement pénalisantes et aider à l’intégration dans le champ professionnel.


Qu’en est-il en Bourgogne ?

Une définition encadrée
Le nom des maisons d’édition implantées en Bourgogne est porté à la connaissance du public et des professionnels à travers la publication du Répertoire des éditeurs en Bourgogne, réactualisé tous les deux ans par une commission de professionnels.
En Bourgogne, sont considérées comme maisons d’édition uniquement les structures qui respectent les critères professionnels et déontologiques mentionnés dans la Charte nationale des éditeurs en région, initiée par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture, et qui nous permettent de préciser plus finement qui est l’éditeur en région.
En quelques mots : c’est celui qui choisit ses manuscrits en fonction d’un projet éditorial précis, qui publie à compte d’éditeur – c’est-à-dire qu’il rémunère l’auteur au prorata des ventes en fixant ce montant dans un contrat d’édition – et qui assure la diffusion et la distribution de ses ouvrages dans différentes librairies. Et cela, quelle que soit la spécificité de sa maison, sa forme juridique ou même sa nature – privée ou publique.

Cela n’empêche pas l’édition à compte d’auteur d’avoir le vent en poupe. Un phénomène lié de près au développement du numérique. Avec la naissance de plateformes comme Books on demand, Amazon, KDP ou Smashwords, s’autoéditer par le biais d’un livre numérique est devenu simple et peu coûteux. Mais au-delà de savoir si ces pratiques démocratisent l’accès à l’édition ou si au contraire elles la nivellent par le bas, l’enjeu est d’établir sur le territoire bourguignon des relations durables entre les différents acteurs de la chaîne du livre, et cela ne peut passer, à notre sens, que par une relation équitable entre un auteur et un éditeur à qui il est confié de donner vie et forme à une oeuvre et de la porter à la connaissance du plus grand nombre.

Entre pérennité et stabilité
Notre périmètre d’action délimité, regardons de plus près, exemples à l’appui, comment se compose le paysage éditorial bourguignon. Pérennité et stabilité, tels sont les maîtres mots de l’édition en Bourgogne depuis la fin des années 1990, voire en-deçà si l’on considère la longévité des structures : deux tiers d’entre elles existent depuis plus de quinze ans et plus d’un quart depuis trente ans ou plus. Le titre de doyen revenant aux Éditions universitaires de Dijon créées en 1928 !

La stabilité de l’édition bourguignonne se caractérise d’abord par le maintien du nombre de maisons installées sur le territoire : depuis plus de quinze ans, il oscille entre 35 et 40. L’implantation géographique, quant à elle, s’est toujours traduite par une forte présence des éditeurs en Côte-d’Or (une bonne moitié), majoritairement dans l’agglomération dijonnaise, les départements de l’Yonne et de la Saône-et-Loire s’étant régulièrement et équitablement partagé la seconde moitié des éditeurs, puisque la Nièvre a connu un regain d’activité en passant de 0 à 3 maisons d’édition en quinze ans.
Stabilité également de la répartition des spécialités éditoriales : littérature générale en tête, incluant la poésie et la nouvelle, suivie du régionalisme, des beaux livres et de la jeunesse, et du rythme des parutions annuelles : depuis le début des années 2000, plus de 40 % des éditeurs publient un peu moins de 5 titres par an, un tiers a publié entre 5 et 20 titres, moins de 6 % entre 20 et 50 titres, tandis que 5 % déclarent avoir publié plus de 50 titres par an.
En matière de commercialisation des livres, c’est là encore la stabilité qui prédomine : depuis quinze ans, la même proportion de maisons d’édition, soit les deux tiers environ, continue à opter pour l’autodiffusion et l’autodistribution.


Quelle place occupe-t-elle, aujourd’hui ?

Les grandes caractéristiques

Une petite quarantaine de maisons d’édition sont aujourd’hui recensées en Bourgogne. Celles-ci investissent des niches et se caractérisent par leur capacité d’innovation et par leur volonté de donner vie à des projets originaux, loin de la standardisation de l’offre. Créées pour servir un projet artistique, littéraire ou intellectuel, les maisons d’édition fonctionnent sur le principe du primat de l’offre sur la demande : les livres ne sont pas conçus pour répondre à un besoin prédéfini mais sont créateurs de nouveaux besoins de culture, de nouveaux outils de pensée et de nouveaux espaces imaginaires. Même les éditeurs publiant de la littérature générale (40 %) font le choix de s’inscrire dans des niches : poésie (Obsidiane, Potentille, le murmure, la Renarde rouge), nouvelles (D’un Noir Si Bleu, Rhubarbe), nouvelles illustrées (Chemin de fer).
Par ailleurs, contrairement à beaucoup d’idées reçues, les éditeurs de Bourgogne sont finalement peu nombreux à travailler une ligne régionaliste (14 %). Parmi eux, on citera la plus ancienne maison : les Éditions de l’Armançon ; mais aussi les Éditions de Bourgogne, Terre en vues, L’Escargot savant ou encore Doyen éditeur. Une même proportion d’éditeurs édite des beauxlivres et livres d’art : Faton, Findakly, les presses du réel, La Goulotte, etc.
On notera enfin un certain renouvellement de l’édition jeunesse (11 %) avec la création de trois nouvelles maisons au milieu des années 2000 (âne bâté, Cheval vert et Éveil & Découvertes), venues « remplacer » trois maisons disparues quelques années plus tôt.

S’agissant des structures juridiques, deux tiers des maisons d’édition ont opté pour un statut qui leur confère une entité commerciale. Un peu plus de 25 % des maisons d’édition sont de forme associative, une structuration souvent choisie dans le cadre d’un projet collectif au sein duquel la rentabilité n’est pas l’objectif premier. Deux maisons d’édition relèvent de l’édition dite publique : les Éditions universitaires de Dijon, intégrées à l’université de Bourgogne et le CRDP de Bourgogne - Scéren CNDP, adossé à un service de l’État. Ainsi, hormis ces deux dernières structures, toutes ces maisons d’édition se déclarent-elles indépendantes. Dans deux cas cependant, pour les Éditions Faton et Sciences humaines, la maison d’édition est associée à un groupe de presse spécialisée, qui est souvent le moteur économique de la société.

Le poids économique de ces structures reste mal connu – l’étude lancée par le CRL fin 2013 permettra de le préciser. Il est néanmoins établi d’une part que les chiffres d’affaires respectifs des maisons sont généralement modestes, et d’autre part que la majorité du chiffre d’affaires global de l’édition bourguignonne est détenu par un très petit nombre de structures.
À noter enfin, depuis un peu plus d’un an, un possible Printemps des éditeurs de Bourgogne avec la création quasiment simultanée d’une petite dizaine de maisons d’édition à découvrir : p.i.sage intérieur, Ideo Libris, Le Hardi, Lab to field, Orbis Tertius, Arconce Éditions, la tête à l’envers, Éditions Passiflores, etc.

Les gages de réussite
Aussi stable soit-il, le marché de l’édition en Bourgogne est donc loin d’être statique et comporte encore des espaces de développement, mesurables à travers l’identification de marqueurs de professionnalisation qui seraient autant de « gages de réussite » pour ces petites structures.
Parce que l’édition est un métier qui requiert une connaissance précise des acteurs de la chaîne du livre et du marché, et des compétences techniques particulières, on constate que lorsque le fondateur de la maison d’édition a exercé l’un ou l’autre des métiers de la chaîne du livre, il est en mesure d’offrir un cadre professionnel solide à son projet. C’est le cas de Gérard Gautier, fondateur des Éditions de l’Armançon, qui a travaillé auparavant chez Denoël en tant que directeur commercial, ou de Véronique Garcin, fondatrice d’Arconce Éditions, qui a fait carrière comme directrice de publicité dans divers groupes de presse à Paris. « J’ai le goût de l’écriture, du papier, de l’encre. Le stress du bouclage. Ces émotions, je voulais les revivre », confie-t-elle.
La professionnalisation d’une petite maison d’édition en région s’évalue aussi à ses orientations éditoriales de plus en plus spécialisées. On remarque d’ailleurs que la spécialisation n’est pas l’effet de maisons jeunes qui cherchent à se diversifier avec le temps mais une véritable revendication. C’est le cas des éditions du Chemin de fer qui proposent aux auteurs la mise en images d’un texte inédit par un artiste contemporain. « Notre volonté est de construire petit à petit, mais avec opiniâtreté et constance, une collection qui se dessine au long cours ».
Se développer, se construire, se structurer ne signifie donc pas « s’implanter dans de nouvelles spécialités, mais creuser [sa] spécificité1 ». Une direction également prise par Les Doigts Qui Rêvent, éditeur d’albums tactiles illustrés dont le créneau lui vaut d’être depuis 1994 l’unique producteur au monde de ce type d’ouvrages.

Comme le souligne Bertrand Legendre en préambule, la délégation de la diffusion est également un vecteur de professionnalisation et de développement pour les petites maisons d’édition. L’autodiffusion est une solution de départ, souvent vertueuse puisqu’elle permet de sonder la réalité du terrain et de se construire une identité qui sera déterminante au moment de trouver un diffuseur, mais elle peut difficilement tenir dans une perspective de développement.
C’est le positionnement d’Éveil & Découvertes : « chacun sa compétence » nous précise sa directrice qui en a fait dès le départ une question stratégique. Elle, qui vient même de changer de diffuseur pour être sûre de « parler le même langage que lui », n’en est pas moins proche des points de vente qu’elle travaille aussi en direct.
Pour Frédérik Tamain d’âne bâté Éditions, déléguer sa diffusion est également une priorité. En confiant récemment (et non sans effort !) sa diffusion à Harmonia Mundi, ce dernier voit, certes, ses marges diminuer et annonce un chiffre d’affaires comparable à celui qu’il réalisait lorsqu’il s’auto-diffusait, mais c’est aujourd’hui « moins de logistique, moins d’impayés, moins de coups de téléphone » et autant de temps gagné pour se concentrer sur la communication et de nouveaux projets éditoriaux.

C’est là une tendance récente : le soin accordé à la facture de l’ouvrage va aussi dans le sens d’une volonté de professionnalisation. Preuve en est au murmure avec leur récente collection de popculture « Borderline » arborant des couvertures d’une grande pureté graphique à partir d’aplats de couleurs primaires.
Enfin, la professionnalisation des maisons d’édition en région peut s’évaluer à travers leur capacité à travailler de concert avec l’interprofession ou entre pairs. Un exemple en est donné par la constitution de l’association Adelif par trois éditeurs de Bourgogne (le murmure, D’un Noir Si Bleu, Chemin de fer) autour de la volonté de mutualiser leur énergie et leurs moyens pour devenir acteurs de leur diffusion, en particulier sur les salons internationaux.

Les vecteurs de professionnalisation de demain

Avec les mutations qu’est en train de connaître la filière du livre, ces axes de professionnalisation auront certainement à se déplacer ou à se renouveler. Par les réseaux sociaux, d’une part, qui sont un moyen pour les petits éditeurs de s’attacher une communauté de lecteurs et ainsi de créer l’attente en amont de la publication. Avec ses 4 000 fans et la déclinaison de ses collections en différentes pages sur facebook, le cas de Bamboo édition illustre bien la puissance de cet outil pour une maison d’édition.

Offrir une partie de son catalogue au format numérique ou penser le numérique comme une nouvelle forme de création pour ses auteurs pourra également devenir un critère de professionnalisation pour une petite structure éditoriale qui manifestera ainsi sa capacité à s’adapter aux évolutions du marché. C’est dans cette perspective que Pascal Arnaud des éditions D’un Noir Si Bleu propose une partie de son catalogue au format numérique.
Pour suivre ce chemin, et c’est là encore un signe fort de professionnalisation, il est essentiel de suivre des formations adaptées à ses besoins et aux évolutions du marché.

Enfin, il va s’agir de profiter de la souplesse offerte par la taille de la structure pour inventer, parallèlement aux réseaux existants et bien établis, d’autres circuits en dehors de la librairie. En ça, la vente locale – qui passe par une bonne connaissance des libraires, des bibliothécaires de sa ville, de sa région – et la présence sur des manifestations littéraires sont deux véritables pistes de développement.
Rien n’est plus salutaire, pour un éditeur professionnel, que d’aller à la rencontre de son lectorat.


Bertille Détrie, Marion Clamens, Alice Zunino




+++ Les aides spécifiques à l’édition

• Commission européenne
Europe créative : Aide à la traduction
Cf. l'article Europe creative : soutenir la culture donc le livre.

• Centre national du livre
- Aides à l’édition
- Aides à l’édition numérique
- Aides à la traduction
- Aides aux revues
- Aides aux sociétés d’amis d’auteurs
Contact : www.centrenationaldulivre.fr
              
 

• Conseil régional de Bourgogne

Aides à l’édition indépendante : aide à la publication et aide à la traduction
Contact : Raphaël Petitboulanger
03 80 44 33 57
rpetitboulanger@cr-bourgogne.fr

• Conseil général de la Nièvre
Aide aux publications à vocation régionaliste, et des sociétés nivernaises d’histoire locale
Contact : 03 86 60 68 60 - dac@cg58.fr